27/01/2026
L’anxiété sociale, aussi appelée phobie sociale, se manifeste par une peur intense du regard et du jugement des autres. Elle peut toucher de nombreuses situations du quotidien : prendre la parole, rencontrer de nouvelles personnes, être observé ou évalué.
Ce trouble ne se résume pas à de la timidité : il repose sur des mécanismes complexes, mêlant facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. Les pensées négatives, l’évitement et l’hypervigilance entretiennent souvent la souffrance et limitent la vie relationnelle.
Le trouble d’anxiété sociale (phobie sociale) selon le DSM-5
Le DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) définit le trouble d’anxiété sociale, aussi appelé phobie sociale, comme une peur intense et persistante d’une ou plusieurs situations sociales dans lesquelles la personne est exposée au regard d’autrui.
Cette peur est liée à la crainte d’agir d’une manière jugée humiliante, embarrassante ou négative (être jugé, critiqué, rejeté).
Les situations fréquemment redoutées incluent par exemple :
La peur est disproportionnée par rapport au danger réel et entraîne presque toujours une anxiété immédiate.
Pour poser le diagnostic, plusieurs critères sont pris en compte, notamment :
Les symptômes ne sont pas dus à une substance, à un problème médical ou à un autre trouble psychique.
👉 Autrement dit, il ne s’agit pas simplement de timidité, mais d’un trouble qui limite réellement le quotidien et peut conduire à l’isolement.
Un trouble multifactoriel : le modèle bio-psycho-social
L’anxiété sociale s’inscrit dans une dynamique complexe, que l’on peut comprendre à travers le modèle bio-psycho-social.
Biologique
Certaines personnes présentent une sensibilité accrue du système nerveux, une réactivité importante au stress ou une prédisposition génétique à l’anxiété. Le fonctionnement de certains circuits cérébraux impliqués dans la peur et l’alerte peut favoriser une hypervigilance sociale.
Psychologique
Des schémas de pensée spécifiques jouent un rôle central, par exemple :
“Je vais dire quelque chose de stupide”
“On va voir que je suis mal à l’aise”
“Les autres vont me juger”
On retrouve souvent :
Social
Les expériences de vie ont un impact majeur :
Avec le temps, l’évitement social peut s’installer, renforçant l’isolement et maintenant le trouble.
Les bienfaits de la TCC dans l’anxiété sociale
La thérapie cognitive et comportementale (TCC) est l’approche de référence dans le traitement de l’anxiété sociale.
Elle permet notamment :
La TCC aide la personne à reprendre confiance en ses capacités sociales, de manière concrète et progressive.
L’hypnose : un travail sur l’émotionnel et les expériences passées
Dans ma pratique, j’utilise l’hypnose comme un outil complémentaire à la TCC, notamment lorsque l’anxiété sociale est liée à des expériences émotionnelles marquantes.
L’hypnose peut aider à :
L’hypnose offre un espace intérieur sécurisé, permettant de se reconnecter à ses ressources, sans forcer, ni revivre les situations de manière brutale.
Retrouver une liberté relationnelle
L’anxiété sociale peut donner l’impression d’être enfermé dans un rôle, de ne jamais pouvoir être soi-même avec les autres. Pourtant, cette peur n’est pas une fatalité.
Avec un accompagnement thérapeutique adapté, il est possible :
🌿 Avancer pas à pas, dans le respect de son rythme, permet de renouer avec une vie sociale plus sereine et alignée avec ses besoins.
Sylvia Legros
Psychopraticienne
Thérapie Cognitive et Comportementale & Hypnose
Les Halles de la Santé
96 rue Grande - 3ème étage
36000 Châteauroux
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