Sylvia Legros
-
Psychopraticienne
 
Thérapie Cognitive et Comportementale &
Hypnose

Anxiété sociale (ou phobie sociale)

27/01/2026

Anxiété sociale (ou phobie sociale)

L’anxiété sociale, aussi appelée phobie sociale, se manifeste par une peur intense du regard et du jugement des autres. Elle peut toucher de nombreuses situations du quotidien : prendre la parole, rencontrer de nouvelles personnes, être observé ou évalué.

Ce trouble ne se résume pas à de la timidité : il repose sur des mécanismes complexes, mêlant facteurs biologiques, psychologiques et sociaux. Les pensées négatives, l’évitement et l’hypervigilance entretiennent souvent la souffrance et limitent la vie relationnelle.

Le trouble d’anxiété sociale (phobie sociale) selon le DSM-5

 

Le DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux) définit le trouble d’anxiété sociale, aussi appelé phobie sociale, comme une peur intense et persistante d’une ou plusieurs situations sociales dans lesquelles la personne est exposée au regard d’autrui.

Cette peur est liée à la crainte d’agir d’une manière jugée humiliante, embarrassante ou négative (être jugé, critiqué, rejeté).

Les situations fréquemment redoutées incluent par exemple :

  • parler en public
  • prendre la parole en groupe
  • rencontrer de nouvelles personnes
  • manger devant autrui
  • être observé ou évalué

La peur est disproportionnée par rapport au danger réel et entraîne presque toujours une anxiété immédiate.

 

Pour poser le diagnostic, plusieurs critères sont pris en compte, notamment :

  • La personne ressent une peur ou une anxiété importantes dans certaines situations sociales (par exemple : parler avec des inconnus, manger devant les autres, prendre la parole en public).
  • Elle craint de faire quelque chose de gênant, de montrer des signes d’anxiété (rougir, trembler, perdre ses mots) ou d’être jugée négativement.
  • Ces situations provoquent presque systématiquement de l’anxiété, parfois très intense. Chez les enfants, cela peut se manifester par des pleurs, du mutisme, un repli ou une agitation.
  • Les situations sociales sont soit évitées, soit vécues avec une grande souffrance.
  • La peur est disproportionnée par rapport à la situation réelle et au contexte.
  • Les difficultés sont durables, présentes depuis au moins 6 mois.
  • Cette anxiété entraîne une souffrance importante ou un impact sur la vie sociale, professionnelle ou personnelle.

Les symptômes ne sont pas dus à une substance, à un problème médical ou à un autre trouble psychique.

👉 Autrement dit, il ne s’agit pas simplement de timidité, mais d’un trouble qui limite réellement le quotidien et peut conduire à l’isolement.

 

Un trouble multifactoriel : le modèle bio-psycho-social

 

L’anxiété sociale s’inscrit dans une dynamique complexe, que l’on peut comprendre à travers le modèle bio-psycho-social.

 

Biologique

 

Certaines personnes présentent une sensibilité accrue du système nerveux, une réactivité importante au stress ou une prédisposition génétique à l’anxiété. Le fonctionnement de certains circuits cérébraux impliqués dans la peur et l’alerte peut favoriser une hypervigilance sociale.

 

Psychologique

 

Des schémas de pensée spécifiques jouent un rôle central, par exemple :

“Je vais dire quelque chose de stupide”

“On va voir que je suis mal à l’aise”

“Les autres vont me juger”

 

On retrouve souvent :

  • une estime de soi fragile
  • une peur du rejet
  • une forte autocritique
  • une attention excessive portée à soi et à ses sensations internes

 

Social

 

Les expériences de vie ont un impact majeur :

  • moqueries, humiliations, rejet
  • harcèlement scolaire
  • critiques répétées
  • environnement très exigeant ou peu sécurisant

 

Avec le temps, l’évitement social peut s’installer, renforçant l’isolement et maintenant le trouble.

 

Les bienfaits de la TCC dans l’anxiété sociale

 

La thérapie cognitive et comportementale (TCC) est l’approche de référence dans le traitement de l’anxiété sociale.

Elle permet notamment :

  • D’identifier et remettre en question les pensées automatiques anxiogènes
    (ex. : “Ils vont me juger”, “Je vais perdre mes moyens”)
  • De réduire les comportements d’évitement et de sécurité
  • De mettre en place des expositions progressives, adaptées au rythme de la personne
  • D’apprendre à mieux tolérer l’anxiété sans chercher à la contrôler à tout prix

La TCC aide la personne à reprendre confiance en ses capacités sociales, de manière concrète et progressive.

 

L’hypnose : un travail sur l’émotionnel et les expériences passées

 

Dans ma pratique, j’utilise l’hypnose comme un outil complémentaire à la TCC, notamment lorsque l’anxiété sociale est liée à des expériences émotionnelles marquantes.

L’hypnose peut aider à :

  • Diminuer la charge émotionnelle associée à certaines situations sociales
  • Travailler sur des souvenirs ou vécus relationnels encore actifs émotionnellement
  • Apaiser l’hypervigilance et la peur du regard de l’autre
  • Renforcer le sentiment de sécurité intérieure et la confiance en soi

 

L’hypnose offre un espace intérieur sécurisé, permettant de se reconnecter à ses ressources, sans forcer, ni revivre les situations de manière brutale.

 

Retrouver une liberté relationnelle

 

L’anxiété sociale peut donner l’impression d’être enfermé dans un rôle, de ne jamais pouvoir être soi-même avec les autres. Pourtant, cette peur n’est pas une fatalité.

Avec un accompagnement thérapeutique adapté, il est possible :

  • de comprendre ses mécanismes
  • d’apaiser l’anxiété
  • de retrouver du plaisir dans les échanges
  • et de se sentir plus libre dans les relations sociales

🌿 Avancer pas à pas, dans le respect de son rythme, permet de renouer avec une vie sociale plus sereine et alignée avec ses besoins.

Sylvia Legros

Psychopraticienne

Thérapie Cognitive et Comportementale & Hypnose

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